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| Madame Mohamadi Hamida, femme au foyer | |||||
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Je prépare surtout des brèdes
manioc,
parce que tout le monde aime ça dans ma famille et que ça ne me coûte
pas beaucoup. Pour les préparer, je vais d'abord dans mon champ cueillir les brèdes (feuilles de manioc) et ensuite à la SNIE (épicerie) pour acheter le riz et les ingrédients importants comme le sel, l'oignon et l'ail. J'utilise un pilon pour écraser les brèdes, des marmites et un réchaud à pétrole, c'est tout ce qui m'est utile. Pour ce travail, je me débrouille toute seule en général, sauf parfois quand ma fille aînée a fini de faire ses devoirs, elle vient m'aider. Faire la cuisine est une activité qui
m'est familière et tous les plats que je fais proviennent d'une longue
tradition que m'a transmise ma mère, c'est pour ça que je l'ai
gardée. Une autre tradition aussi, c'est la façon de manger. On ne mange pas sur une table mais par terre. A l'heure de manger, nous sommes partagés en deux groupes : mon mari et moi, nous mangeons à part, et les enfants mangent tous ensemble dans un même plat, avec des cuillères. Je me consacre à ma cuisine car je n'ai rien de spécial à faire, à part les tâches ménagères et aller apprendre à parler le français l'après-midi, dans une école de mon village. Pour moi, faire la cuisine est à la fois une obligation et un plaisir car je dois dire que je me sens bien et que je ne m'ennuie pas. Mais, même si je n'avais pas envie de la faire, j'y serais obligée car je dois bien nourrir mes enfants et mon mari. |
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© Collège de M'tsangamouji, Mayotte Zarouk et Najla, 3e 4 - Octobre 2004 |