Cuisine de Mayotte
et des Comores
Collège de M'tsangamouji
 
     
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Mme R.
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Babalou
Adi
 
  La vie de commerçant à Mayotte  
Babalou est commerçant. Il est d'origine africaine. Il a 80 ans et il habite à M'roale.  
Qu'est-ce qui vous a poussé à faire du commerce ?
J'ai été élevé dans le commerce et ça m'a intéressé plus au moment où j'ai vu que dans mon village, il n'y avait pas beaucoup de commerçants. Donc j'ai décidé de vendre. J'aime avoir des contacts avec les gens et j'adore faire du business.

Quels sont vos objectifs ?
Mon objectif, c'est de montrer que le commerce est un travail qui permet de gagner beaucoup d'argent et qui donne de la valeur à Mayotte.

Qu'est-ce qu'on doit vendre pour que les produits soient achetés ?
Je peux tout vendre, du moment où ça intéresse les personnes. De la nourriture, comme des mabawas (ailes de poulet), du poisson, de la viande, du riz... et aussi des trucs de femme, comme du rouge à lèvres, du parfum, du maquillage... Je me suis spécialisé dans la vente de quelques produits, comme les tomates, le sel, le sucre, les sardines, l'huile...

Quelles sont vos heures d'ouverture et de fermeture ?
J'ouvre du lundi au vendredi, le matin de 8 h à 12 h 30 et l'après midi de 14 h à 17 h.

Tous les commerçant vendent-ils au même prix ?
Non, car les prix sont libres et chaque entreprise vend ses produits comme elle le souhaite. Moi, je vends en demi-gros car je travaille essentiellement avec des détaillants (petites boutiques).

Combien gagnez-vous par mois ?
Je gagne environ 1500 euros, ce qui fait 50 euros par jour.

Est-ce que ce travail est fatigant ?
Non car j'y suis habitué depuis mon enfance. J'aidais mes parents à vendre tous les jours, même le samedi et le dimanche.

Pensez-vous continuer toujours votre activité ?
Oui, car je ne peux plus m'arrêter. C'est devenu une habitude et ça me rapporte beaucoup.

  © Collège de M'tsangamouji,  Mayotte
Echati, 3e 1 - 15 octobre 2004